Cas mesuré · ENDKOO-CASE-2026-004
L’IA fonctionnait. Le projet, non.
Le problème ressenti était plus grand que le problème mesuré.
Mission réelle — client anonymisé
Mesures réalisées par ENDKOO sur le périmètre publié.
Niveau de preuve : C — mesure ENDKOO documentée, sans audit externe
Identifiant public : ENDKOO-CASE-2026-004
Dernière vérification des valeurs et des calculs : 5 septembre 2026
En résumé
ENDKOO a réalisé une mission auprès d’une entreprise de services B2B anonymisée de 72 salariés qui envisageait d’automatiser la chaîne visioconférence, transcription, synthèse, actions et report CRM, pour un budget de 31 000 € la première année. La mesure préalable, sur 184 réunions, a établi que le temps médian réellement consacré au compte rendu était de 7 min 24 s. Le prototype l’a ramené à 2 min 06 s, soit une réduction de 72 %. Rapporté à 1 450 rendez-vous annuels, ce gain représente environ 128 heures, soit une valeur théorique maximale de 6 656 € par an. ENDKOO a recommandé de ne pas déployer.
Périmètre, échantillon et décision
| Statut | Mission réelle, client anonymisé à sa demande |
|---|---|
| Secteur | Services B2B |
| Taille de l’entreprise | 72 salariés |
| Processus mesuré | Compte rendu de rendez-vous et report dans le CRM |
| Population concernée | 12 commerciaux |
| Durée de la mesure | 5 semaines — les dates calendaires sont conservées au dossier de preuve et ne sont pas publiées. |
| Volume du processus | 1 450 rendez-vous par an |
| Échantillon | 184 cas mesurés après intervention, 184 au point zéro |
| Résultat principal | Temps médian de compte rendu : 7 min 24 s → 2 min 06 s (−72 %) |
| Décision | Ne pas déployer |
| Niveau de vérification | C — mesure ENDKOO documentée, sans audit externe |
La situation de départ
La demande arrive formulée comme une solution, pas comme un problème : automatiser la chaîne visioconférence, transcription, synthèse, extraction des actions et report dans le CRM. Un budget de 31 000 € pour la première année est envisagé avant tout chiffrage du gain.
Le sentiment exprimé en réunion de direction était que les commerciaux « passent leur temps » à rédiger des comptes rendus. Personne n’avait chronométré.
La mission a donc commencé par mesurer le problème avant de chiffrer la solution — c’est l’ordre inverse de celui qui était prévu.
Le point zéro, établi avant toute intervention
La mesure de référence a été relevée sur 184 cas, avant qu’aucun dispositif ne soit mis en place et sans annoncer d’objectif chiffré aux personnes concernées. C’est cette valeur, et non une estimation reconstituée après coup, qui sert de base à tous les pourcentages publiés sur cette page.
Hypothèse écrite avant le test : Le dispositif ne sera recommandé que si la valeur annuelle du temps libéré couvre le coût complet de la première année.
Ce critère a été fixé par écrit avant de connaître le résultat. C’est la précaution qui évite le biais rétrospectif : choisir après coup l’indicateur qui s’est amélioré ne démontre rien.
Le dispositif mis en place
- Mesure du temps réellement consacré au compte rendu, sur 184 réunions et sans annoncer d’objectif aux commerciaux.
- Prototype couvrant la transcription, la synthèse et la proposition d’actions.
- Mesure du temps résiduel après assistance, contrôle humain inclus.
- Confrontation du gain annualisé au coût complet de première année, avant toute décision.
Les résultats mesurés
| Indicateur | Avant | Après | Évolution |
|---|---|---|---|
| Temps médian de compte rendu | 7 min 24 s | 2 min 06 s | −72 % |
Le calcul, ligne par ligne
Chaque valeur ci-dessous porte l’opération qui la produit, pour que le calcul puisse être refait — ou contesté — sans nous croire sur parole.
| Élément | Opération | Valeur |
|---|---|---|
| Gain de temps unitaire | 7 min 24 s − 2 min 06 s | 5 min 18 s |
| Capacité annuelle libérée | 5 min 18 s × 1 450 rendez-vous | 128 heures par an |
| Valeur théorique maximale | 128 h × 52 € de coût horaire chargé | 6 656 € par an |
| Coût complet envisagé, première année | licences, intégration, paramétrage, supervision | 31 000 € |
| Écart la première année | 6 656 € − 31 000 € | −24 344 € |
Hypothèses de ce calcul
- Le coût horaire chargé de 52 € est une hypothèse de travail retenue avec le client.
- Les 1 450 rendez-vous annuels sont ceux réellement concernés par un compte rendu, et non le total des rendez-vous.
- La valeur de 6 656 € est un maximum théorique : elle suppose que la totalité du temps libéré soit réaffectée à une activité productive, ce qui ne se produit jamais entièrement.
Précaution d’interprétation. Ce cas est publié au même niveau que les trois autres, et volontairement. Un cabinet qui ne montre que ses déploiements ne prouve pas sa méthode, il prouve son commerce. La capacité à recommander l’arrêt d’un projet que l’on aurait pu facturer est la partie du protocole qui coûte quelque chose.
Le site distingue systématiquement trois notions que le vocabulaire commercial confond : le temps libéré, qui est une capacité rendue aux équipes ; l’économie, qui est une dépense effectivement supprimée ; et la valeur créée, qui suppose que la capacité libérée ait été réaffectée. Le détail de cette distinction est publié sur la page de méthode.
Ce que ce cas permet et ne permet pas d’affirmer
Ce que ce cas permet d’affirmer
Le prototype fonctionnait : sur 184 réunions mesurées, le temps de compte rendu est passé de 7 min 24 s à 2 min 06 s. Et ENDKOO a recommandé de ne pas déployer, parce que la valeur annuelle maximale du temps libéré, 6 656 €, ne couvrait pas les 31 000 € de coût complet de première année.
Ce que ce cas ne permet pas d’affirmer
Ce cas ne dit pas que ce type de dispositif est mauvais : dans une organisation où le volume de rendez-vous serait quatre fois supérieur, la même arithmétique conduirait à déployer. Il ne dit rien non plus de la qualité des comptes rendus produits, qui n’a pas été évaluée.
Les limites de cette mesure
Elles sont publiées parce qu’un résultat sans limite déclarée n’est pas un résultat mesuré, c’est un argument. Chacune de ces réserves affaiblit une partie de ce qui précède.
- Le temps de compte rendu a été relevé sur déclaration des commerciaux avec horodatage, non par observation directe.
- La qualité des synthèses produites n’a pas été notée : seul le temps a été mesuré.
- Les bénéfices indirects — meilleure complétude du CRM, information disponible pour un collègue — n’ont pas été chiffrés, faute de méthode pour le faire honnêtement.
- Le coût de 31 000 € est une estimation fournisseur de première année, il n’a pas été négocié.
La décision, et ce qu’elle a coûté
Ne pas déployer
Un protocole de mesure n’a de valeur que s’il peut conclure à l’arrêt. Ce cas est publié au même niveau que les trois autres, et au même endroit du site : le reléguer en note de bas de page reviendrait à ne montrer que ce qui arrange.
La méthode de mesure, identique sur les quatre cas
Cette section est volontairement la même d’un cas à l’autre : c’est ce qui les rend comparables entre eux.
- Point zéro — mesure de référence relevée avant toute intervention.
- Périmètre — tâche et population définies explicitement, et non redéfinies en cours de route.
- Échantillon — taille publiée, avant comme après.
- Mesure après intervention — même unité, même périmètre, même méthode de relevé.
- Contrôle des erreurs — les reprises et les erreurs sont comptées, pas seulement le temps.
- Coût complet — intégration, licences, supervision et contrôle humain inclus.
- Décision — déployer, limiter, retester ou arrêter.
- Traçabilité — les pièces permettant de reconstituer le calcul sont conservées par ENDKOO.
Pourquoi faire confiance à ces chiffres, et jusqu’où
Ce qui est vrai de ce dossier :
- la mission a réellement été réalisée par ENDKOO ;
- le périmètre, la population et la durée de mesure sont publiés ;
- la taille de l’échantillon est publiée, avant et après ;
- la méthode avant/après est décrite et le critère de décision était écrit avant le résultat ;
- les formules sont publiées et le calcul peut être refait ;
- les limites sont publiées ;
- les pièces permettant de reconstituer les calculs sont conservées par ENDKOO.
Ce qui ne l’est pas, et qu’il serait malhonnête de laisser croire :
- ces mesures n’ont pas été auditées par un tiers indépendant. Elles sont de niveau C, c’est-à-dire produites par le protocole ENDKOO.
- le client n’est pas nommé publiquement : la relation ne peut donc pas être vérifiée de l’extérieur, et c’est précisément pourquoi le niveau de preuve est affiché plutôt que sous-entendu.
- aucun de ces résultats ne prédit ce qu’obtiendrait une autre entreprise. Ils décrivent un périmètre, pas une moyenne.
La logique de cette échelle et la raison pour laquelle certains clients ne sont pas nommés sont exposées sur la page transparence. L’ensemble des affirmations chiffrées du site est récapitulé dans le registre des preuves.
Questions sur ce dossier
À partir de quel volume ce projet deviendrait-il rentable ?
Environ 6 750 rendez-vous par an, soit 4,7 fois le volume réel de cette entreprise. Le calcul est direct : le gain unitaire de 5 min 18 s vaut 4,59 € au coût horaire retenu de 52 €, et il faut donc 31 000 ÷ 4,59 rendez-vous pour couvrir le coût de première année. C'est le calcul le plus utile du dossier, parce qu'il ne dit pas que le dispositif est mauvais : il dit à partir de quand il cesserait de l'être, et permet de décider d'attendre plutôt que de renoncer.
Pourquoi mesurer le problème avant de chiffrer la solution ?
Parce que le problème ressenti est presque toujours plus grand que le problème mesuré. La direction estimait que ses commerciaux passaient un temps considérable à rédiger leurs comptes rendus ; le relevé sur 184 réunions a établi 7 min 24 s. Aucun dispositif, si performant soit-il, ne pouvait rentabiliser 31 000 € sur une base pareille. L'ordre des opérations est donc l'enseignement principal : chiffrer une solution avant d'avoir mesuré le problème revient à décider avant de savoir.
ENDKOO a-t-il été payé pour cette mission ?
Oui. L'expérimentation a été facturée, et sa conclusion a été de ne pas engager les 31 000 € prévus. C'est le modèle même de la phase d'expérimentation : elle est payante, elle produit une décision motivée, et cette décision peut être négative. Un prestataire rémunéré sur le déploiement aurait un intérêt direct à conclure autrement — c'est aussi pour cette raison qu'ENDKOO ne revend aucune licence et ne perçoit aucune commission sur les outils recommandés.
Les trois autres cas
- Préparation des propositions commerciales — Services B2B, 620 salariés. 52 min → 19 min. Décision : déploiement.
- Qualification des demandes commerciales — Industrie B2B, 165 salariés. 12 min 40 s → 3 min 18 s. Décision : déploiement recommandé.
- Traitement des demandes en texte libre — Transport et logistique B2B, 87 salariés. 6 min 48 s → 2 min 39 s. Décision : déploiement avec contrôle humain.
La méthode qui produit ces mesures est décrite sur la page comment ENDKOO mesure le ROI d’un projet IA. Le cadre dans lequel ces dispositifs sont testés est l’expérimentation, et ce qui suit une décision favorable est le déploiement.