Masterclass en intelligence artificielle

IA, souveraineté et sécurité des données

Où partent vos données quand vous ouvrez un assistant, et qui peut les lire

La question arrive rarement du service informatique. Elle arrive d’un dirigeant qui a lu quelque chose sur le CLOUD Act, ou d’une profession réglementée qui se demande si le secret professionnel survit à un copier-coller. Cette masterclass répond sans militantisme et sans minimisation : ce qui sort réellement de l’entreprise, ce que le droit américain permet, ce que « souveraineté » recouvre au juste, et les trois questions à poser à un fournisseur avant de signer.

Masterclass, atelier, workshop, cas d’usage, use case ? Ces cinq mots désignent ici la même intervention à des durées différentes : deux à trois heures en masterclass, une demi-journée en atelier avec classement de vos propres documents. Le contenu ne change pas, la profondeur si. Ce n’est pas une formation du catalogue : le déroulé ci-dessous est indicatif et se prépare sur vos documents, et le tarif est établi sur devis.

5 400 personnes cherchent « souveraineté numérique » chaque mois. Presque personne ne leur répond en entreprise.

C’est le plus gros volume de recherche mesuré sur l’ensemble de ce champ, en France, avec une concurrence faible — relevé sur Google Keyword Planner en septembre 2026. Autrement dit : la question est massivement posée et très mal servie.

Elle est mal servie parce qu’elle est traitée par deux camps qui ne se parlent pas. D’un côté un discours de souveraineté nationale, souvent politique, qui ne dit rien à un dirigeant qui doit décider lundi. De l’autre un argumentaire commercial d’hébergeur, qui répond avant qu’on ait posé la question.

Entre les deux, il manque un exposé technique et juridique tenu en langage clair.

Les chiffres disent d’ailleurs que le besoin est réel : parmi les entreprises utilisatrices d’intelligence artificielle, 43 % s’inquiètent des données personnelles et 42 % de l’incertitude juridique (Insee). Ce sont les deux premiers freins déclarés, devant le manque d’expertise.

Cette masterclass ne prend pas parti pour un hébergeur ni contre un autre. Elle établit ce qui est vérifiable : ce qui sort de l’entreprise quand quelqu’un colle un texte dans un assistant, ce qu’un contrat professionnel change réellement, ce que le droit extraterritorial américain permet, et ce que « souverain » recouvre selon qui emploie le mot — car il recouvre au moins trois choses différentes.

ENDKOO ne revend aucune licence et ne perçoit aucune commission d’apport d’affaires. C’est ce qui rend cette séance possible : personne n’a intérêt à ce que la salle conclue dans un sens plutôt que dans l’autre.

Qui doit trancher la question de la souveraineté des données

Comment se déroule une masterclass sur la souveraineté et l’IA

Indicatif, et volontairement : la matière vient de vous. L’ordre des séquences tient dans tous les cas, leur contenu s’ajuste à vos métiers après un échange préalable.

Séquence 1 — Ce qui sort réellement de l’entreprise

  • Le trajet d’un texte collé dans un assistant : ce qui transite, ce qui est conservé, ce qui est réutilisé
  • Ce qu’un abonnement professionnel change au contrat, et comment le vérifier sans croire la page marketing
  • Le Shadow IA : ce qui sort déjà sans que personne ne le sache, et pourquoi le blocage l’aggrave

Séquence 2 — « Souverain » : trois sens, trois niveaux d’exigence

  • Hébergement en France, entreprise de droit européen, immunité au droit extraterritorial : ce n’est pas la même chose
  • Ce que le CLOUD Act permet et ce qu’il ne permet pas, sans exagération dans un sens ni dans l’autre
  • Les qualifications et labels existants : ce qu’ils garantissent exactement

Séquence 3 — Classer vos données avant de choisir un outil

  • Trois niveaux : ce qui ne sort jamais, ce qui sort sous contrat, ce qui est déjà public
  • Le cas des professions à secret : chiffre, droit, santé, défense
  • L’articulation avec le règlement européen sur l’intelligence artificielle et le RGPD, sans produire deux documents concurrents

Séquence 4 — Les questions à poser avant de signer

  • Où sont les serveurs, qui est l’entité contractante, quel droit s’applique en cas de litige
  • Réutilisation pour l’entraînement, durée de conservation, sort des données à la résiliation
  • Ce qu’on accepte de payer pour de la souveraineté, et ce qui n’en vaut pas le prix sur vos usages réels

Trois organisations face à la question de la souveraineté

Des situations types, composées à partir de demandes réellement reçues et anonymisées par secteur et par taille d’audience. Ce ne sont pas des témoignages clients : ENDKOO n’en publie aucun sans autorisation écrite, et n’attribue pas de résultat à une intervention qui n’a pas eu lieu. L’une des trois décrit toujours un cas où la demande initiale de l’entreprise ne correspondait pas à son problème réel.

Collectivité et chambre consulaire — 250 dirigeants de TPE et PME

La demande associait intelligence artificielle et cybersécurité devant une salle de dirigeants, avec une exigence explicite de démonstrations et d’exemples concrets. C’est le public où la séquence 2 compte le plus : ces dirigeants entendent le mot « souverain » dans tous les argumentaires commerciaux qu’ils reçoivent, sans disposer d’un moyen de le vérifier.

Congrès d’une profession du chiffre — plusieurs milliers de congressistes

Le thème avait été formulé par les organisateurs en trois mots : données, intelligence artificielle, souveraineté. Sur une profession tenue au secret, la question n’est pas théorique : elle décide de ce qu’un collaborateur a le droit d’ouvrir devant un dossier client. La séquence 3 est écrite pour cette situation.

Ingénierie de défense — 60 managers, outils bloqués par la DSI

Contrainte de confidentialité maximale, blocage technique en place, et usage constaté sur terminaux personnels. C’est le cas qui contredit l’attente initiale : la direction pensait avoir traité le sujet en interdisant, alors qu’elle avait seulement perdu la visibilité. La souveraineté ne se décrète pas au pare-feu.

« Souverain » veut dire trois choses, et le mot sert souvent à en cacher deux

C’est la distinction la plus utile de cette séance, et elle tient en trois niveaux que les argumentaires commerciaux mélangent volontiers.

Premier niveau : l’hébergement. Les serveurs sont physiquement en France ou en Europe. C’est ce qui est le plus souvent mis en avant, et c’est le niveau le plus faible — la localisation d’une machine ne dit rien du droit qui s’applique à l’entreprise qui l’exploite.

Deuxième niveau : l’entité contractante. Vous signez avec une société de droit européen, soumise au droit européen, dont la maison mère n’est pas ailleurs. Ce niveau change beaucoup de choses en cas de litige, et il se vérifie en lisant les conditions générales plutôt que la page d’accueil.

Troisième niveau : l’immunité au droit extraterritorial. Aucune entité du groupe n’est soumise à une législation permettant à un État tiers d’exiger l’accès aux données. C’est le niveau le plus exigeant, le plus rare, et le seul qui réponde vraiment à la question que les gens posent quand ils disent « souverain ».

La conséquence pratique est simple à formuler. Un fournisseur qui répond « nos données sont hébergées en France » a répondu au niveau un, pas aux trois. Ce n’est pas nécessairement de la mauvaise foi, mais si vous ne demandez pas les niveaux deux et trois explicitement, vous ne les obtiendrez pas.

Et il faut ajouter l’inverse, sans quoi la séance serait malhonnête : tous vos usages n’exigent pas le niveau trois. Faire reformuler un support de communication déjà public ne pose aucun problème de souveraineté. Le classement en trois niveaux de vos données, fait avant de choisir un outil, évite à la fois de surpayer et de se tromper.

Ce que la direction emporte sur la sécurité de ses données

Masterclass en intelligence artificielle : où, comment, à quel prix

Modalités d’intervention. Tarif sur devis dans tous les cas.
Durées possibles Deux à trois heures en masterclass, une demi-journée en atelier avec classement de vos propres documents
Lieu En intra sur votre site partout en France, en présentiel à Lyon et à Paris, ou à distance.
Intervenant Denis Atlan, qui a conçu la session. Elle n’est pas sous-traitée.
Préparation Un échange préalable et vos documents. Sans eux, la session devient un exposé.
Tarif Sur devis, selon la durée, la préparation et le livrable attendu. Une session se compte par intervention, quel que soit l’effectif dans la salle ; une formation du catalogue se compte par stagiaire, avec un tarif publié. Les deux montants ne se comparent pas, et rapportée au participant l’intervention collective revient nettement moins cher.

Questions fréquentes sur « IA, souveraineté et sécurité des données »

ENDKOO recommande-t-il un hébergeur ou une solution souveraine en particulier ?

Non, et c’est une règle du cabinet, pas une prudence de circonstance : ENDKOO ne revend aucune licence et ne perçoit aucune commission d’apport d’affaires. La séance donne la grille de lecture et les questions à poser ; le choix reste le vôtre. Une masterclass qui aboutirait systématiquement au même fournisseur serait une présentation commerciale déguisée, et vous le sentiriez avant la fin.

Est-ce une masterclass de cybersécurité ?

Non. ENDKOO est un cabinet spécialisé en intelligence artificielle, pas en sécurité des systèmes d’information : il n’y sera question ni d’architecture réseau, ni de test d’intrusion, ni de plan de reprise. Le périmètre est celui des données que vos équipes confient à des outils d’intelligence artificielle — où elles vont, qui peut les lire, sous quel droit. Sur le volet données personnelles, ENDKOO a exercé des missions de délégué à la protection des données de 2018 à 2025.

Quelle différence avec la formation AI Act, gouvernance et Shadow IA ?

La formation traite la conformité comme un processus : recenser les usages, écrire une politique applicable, démontrer sa conformité, sur trois jours et à un à trois stagiaires. Cette masterclass traite une décision d’arbitrage devant un comité : quel niveau de souveraineté vos usages exigent réellement, et ce qu’il faut demander à un fournisseur. Beaucoup d’organisations font la masterclass d’abord, pour savoir si la démarche complète se justifie.

Le sujet évolue vite. Le contenu tient-il dans le temps ?

La grille des trois niveaux est stable — elle décrit des régimes juridiques, pas des produits. Ce qui change, ce sont les offres et les qualifications, revues avant chaque intervention. C’est aussi pourquoi cette session ne fait pas l’objet d’un programme figé publié comme une formation du catalogue : un contenu daté sur ce sujet donnerait une image fausse de l’état du marché.

Peut-on la tenir devant un très large public ?

Jusqu’à trois cents personnes en plénière, en acceptant que la séquence 3 devienne une démonstration plutôt qu’un atelier — le classement des données suppose une discussion, et une discussion à trois cents ne se produit pas. Au-delà, ou pour un congrès, c’est le format décrit sur la page séminaire qu’il faut prévoir.

Les autres masterclass et ateliers en intelligence artificielle

La page masterclass et ateliers présente les trois formats et l’ensemble des sujets. Si vous cherchez un programme ferme, avec durée et tarif publiés et une prise en charge OPCO possible, c’est le catalogue de formations qu’il faut regarder.