Conférence et atelier en intelligence artificielle

Le métier de demain

Ce que devient votre métier, dit sans prophétie ni rassurance

« Le métier d’ingénieur dans quelques années » : la question arrive telle quelle, et c’est celle que les équipes posent vraiment quand on les laisse parler. Cette session ne répond ni par la prophétie du remplacement, ni par la formule creuse selon laquelle rien ne changera. Elle découpe un métier en gestes réels, examine lesquels se déplacent, lesquels disparaissent, lesquels prennent de la valeur — et fait faire ce découpage à la salle sur son propre métier.

Masterclass, atelier, workshop, cas d’usage, use case ? Ces cinq mots désignent ici la même intervention à des durées différentes : une heure en plénière, deux heures en conférence et atelier avec découpage par sous-groupes. Le contenu ne change pas, la profondeur si. Ce n’est pas une formation du catalogue : le déroulé ci-dessous est indicatif et se prépare sur vos documents, et le tarif est établi sur devis.

La salle ne demande pas ce que l’IA sait faire. Elle demande ce qu’elle deviendra, elle.

Quand une direction commande une intervention sur l’intelligence artificielle, elle formule des cas d’usage et des gains. Quand on laisse la salle poser ses questions, il en revient une, presque toujours la même, et rarement à voix haute pendant la plénière.

Une direction d’ingénierie l’a écrite noir sur blanc dans son cahier des charges : « le métier d’ingénieur dans quelques années ».

Il y a deux mauvaises façons d’y répondre, et elles sont également répandues.

La première est prophétique : tel pourcentage de métiers disparaîtra à telle échéance. Personne ne le sait, les chiffres avancés se contredisent d’une étude à l’autre, et une salle sent immédiatement qu’on lui vend une inquiétude.

La seconde est lénifiante : l’outil ne fait qu’assister, rien ne change vraiment. C’est faux aussi, et les gens qui utilisent ces outils tous les jours le savent mieux que l’intervenant.

La troisième voie est plus ennuyeuse et plus utile. On découpe le métier en gestes concrets — rédiger, calculer, vérifier, arbitrer, négocier, coordonner — et on examine chacun séparément. Certains se déplacent, quelques-uns disparaissent, d’autres prennent brutalement de la valeur parce qu’ils deviennent le seul endroit où l’humain décide. Ce découpage, la salle le fait elle-même sur son propre métier ; c’est la seule réponse qu’elle acceptera.

À quelles populations cette question se pose déjà

Comment se déroule une conférence sur l’avenir des métiers

Indicatif, et volontairement : la matière vient de vous. L’ordre des séquences tient dans tous les cas, leur contenu s’ajuste à vos métiers après un échange préalable.

Séquence 1 — Ce qu’on ne sait pas

  • Pourquoi les prévisions chiffrées de destruction d’emplois se contredisent, et ce qu’il faut en faire
  • Ce que l’histoire des automatisations précédentes permet de dire, et ce qu’elle ne permet pas
  • Poser le contrat de la séance : aucune prophétie ne sera avancée

Séquence 2 — Découper le métier en gestes

  • Lister les gestes réels d’une journée de travail, pas les intitulés de fiche de poste
  • Classer chaque geste : produire, vérifier, arbitrer, coordonner, relationner
  • Le travail invisible qui n’apparaît dans aucune fiche et pèse la moitié du métier

Séquence 3 — Ce qui se déplace

  • Les gestes que l’outil absorbe déjà, démontrés en direct sur vos documents
  • Ceux qu’il ne touchera pas, et pourquoi ce n’est pas une question de puissance de calcul
  • Ceux qui prennent de la valeur : le jugement, l’arbitrage, la responsabilité de la signature

Séquence 4 — Ce que ça change pour vous, concrètement

  • Sous-groupes par métier : chacun refait le découpage sur le sien
  • Ce qu’il devient utile d’apprendre, et ce qu’il devient inutile d’approfondir
  • Restitution croisée et synthèse écrite transmise sous huit jours

Trois métiers face à l’intelligence artificielle, trois inquiétudes

Des situations types, composées à partir de demandes réellement reçues et anonymisées par secteur et par taille d’audience. Ce ne sont pas des témoignages clients : ENDKOO n’en publie aucun sans autorisation écrite, et n’attribue pas de résultat à une intervention qui n’a pas eu lieu. L’une des trois décrit toujours un cas où la demande initiale de l’entreprise ne correspondait pas à son problème réel.

Ingénierie de défense — 60 managers, question posée dans le cahier des charges

« Le métier d’ingénieur dans quelques années » figurait dans la demande, aux côtés de la typologie des IA et des délais de déploiement réalistes. Sur un métier où la responsabilité technique est nominative et engage sur des décennies, le découpage fait apparaître très vite que la partie qui prend de la valeur est celle de la signature, pas celle du calcul.

Logiciel B2B pour le commerce — intervention en salon professionnel

Le sujet proposé par l’entreprise elle-même parlait du passage du pilotage par la donnée à l’assistance par l’intelligence artificielle, et du retour du jugement humain. C’est la formulation la plus juste reçue de ce mouvement : plus la production est automatisée, plus ce qui reste rare est la capacité de trancher — et donc plus elle se paie.

EdTech — 100 à 110 collaborateurs, en distanciel demandé

Le brief associait l’impact sur les métiers, les risques pour la santé mentale et des moyens de faire de l’outil un allié. La demande de distanciel a fait décliner l’intervention : la séquence 4 repose sur ce que les gens acceptent de dire en sous-groupe de leur propre inquiétude professionnelle, et cela ne se produit pas en visioconférence à cent.

Le geste qui prend de la valeur n’est pas celui qu’on croit

Quand on découpe un métier en gestes et qu’on regarde ce que l’intelligence artificielle absorbe, un déplacement revient partout, quel que soit le secteur.

Ce qui se dévalorise, ce sont les gestes de production : rédiger, calculer, mettre en forme, rechercher, synthétiser. Ils occupaient la majeure partie des journées et servaient de mesure de la compétence — celui qui produisait vite et bien était le bon professionnel.

Ce qui prend de la valeur tient en trois mots : choisir, garantir, répondre. Choisir entre deux options que la machine présente comme équivalentes. Garantir un résultat devant un client, un régulateur ou un tribunal. Répondre personnellement d’une décision quand elle se révèle mauvaise.

Ces trois gestes ont un point commun : ils supposent d’assumer une conséquence. Aucun système d’intelligence artificielle ne peut le faire, non pour une raison technique mais pour une raison juridique et humaine — on ne peut pas engager la responsabilité d’un outil.

La conséquence pratique est inconfortable pour beaucoup. Le professionnel valorisé de la décennie qui vient n’est pas celui qui produit le plus, c’est celui qui accepte de trancher et de signer. Ce n’est pas la même compétence, elle ne s’acquiert pas dans les mêmes conditions, et personne ne l’a évaluée à l’embauche.

Ce que les équipes emportent sur l’avenir de leur métier

Conférence et atelier en intelligence artificielle : où, comment, à quel prix

Modalités d’intervention. Tarif sur devis dans tous les cas.
Durées possibles Une heure en plénière, deux heures en conférence et atelier avec découpage par sous-groupes
Lieu En intra sur votre site partout en France, en présentiel à Lyon et à Paris, ou à distance.
Intervenant Denis Atlan, qui a conçu la session. Elle n’est pas sous-traitée.
Préparation Un échange préalable et vos documents. Sans eux, la session devient un exposé.
Tarif Sur devis, selon la durée, la préparation et le livrable attendu. Une session se compte par intervention, quel que soit l’effectif dans la salle ; une formation du catalogue se compte par stagiaire, avec un tarif publié. Les deux montants ne se comparent pas, et rapportée au participant l’intervention collective revient nettement moins cher.

Questions fréquentes sur « Le métier de demain »

Allez-vous annoncer que des postes vont disparaître ?

Non, et pas par prudence : parce que personne ne le sait. Les prévisions chiffrées de destruction d’emplois se contredisent d’une étude à l’autre, et une salle repère immédiatement qu’on lui vend une inquiétude. La séquence 1 ouvre d’ailleurs en posant explicitement ce contrat : aucune prophétie ne sera avancée pendant la séance.

N’est-ce pas anxiogène de traiter ce sujet frontalement ?

L’expérience montre l’inverse. La question est déjà dans la salle, elle circule en dehors des réunions et sans aucun cadre. La poser ouvertement, avec une méthode de découpage plutôt qu’un discours, transforme une inquiétude diffuse en une liste de gestes qu’on peut examiner un par un. Ce qui angoisse, c’est le flou, pas le sujet.

Faut-il que la direction soit présente ?

C’est préférable, et à une condition : qu’elle accepte d’entendre le découpage sans le corriger en séance. Une direction qui reprend la parole pour rassurer annule le travail de la séquence 4. Si cette retenue paraît difficile, mieux vaut deux sessions séparées et une restitution écrite commune.

Quelle différence avec la session sur les opportunités et la vigilance ?

L’objet. « Opportunités, vigilance, appropriation » traite le rapport de l’entreprise à l’outil : ce qu’on autorise, ce qu’on encadre, ce qu’on écarte. Celle-ci traite le rapport de chacun à son propre métier. Les deux se complètent bien sur un séminaire long, l’une le matin et l’autre l’après-midi, mais elles ne répondent pas à la même question.

Les autres masterclass et ateliers en intelligence artificielle

La page masterclass et ateliers présente les trois formats et l’ensemble des sujets. Si vous cherchez un programme ferme, avec durée et tarif publiés et une prise en charge OPCO possible, c’est le catalogue de formations qu’il faut regarder.